PEDIGREE ET SELECTION


Élever, ce n’est pas faire naître des chiots pour l’argent, ou « parce que c’est mignon ».

Élever, c’est être passionné par sa race, en l’occurrence pour nous : Le Berger Australien.

Élever, c’est s’investir dans un énorme travail de recherche, de sélection des pedigrees.

Et croiser trois critères fondamentaux et indissociables : la santé, le caractère et la morphologie.


Comprendre la sélection génétique, pour mieux choisir son éleveur

Chaque chien porte ce qu’on appelle un bagage génétique — l’ensemble des gènes transmis par tous ses ancêtres.
Un pedigree, c’est une longue liste de chiens, et chacun d’eux a contribué, à sa façon, à construire le chien que vous avez devant vous. Comme vous avez été construit par vos ancêtres, et comme l’est tout le règne animal.


Notre race, comme toutes les races, a été fondée sur la consanguinité. Ce mot peut faire peur, mais il désigne simplement des mariages entre chiens ayant des liens de parenté — père/fille, mère/fils, etc. C’est précisément ce mécanisme qui permet de fixer les caractéristiques morphologiques et comportementales propres à une race, et donc de lui donner son type.

La consanguinité n’est pas un défaut : elle est à l’origine même de l’existence des races telles que nous les connaissons.

Cette base déjà consanguine implique une responsabilité : il ne faut surtout pas accentuer cette consanguinité de manière abusive. Le faire, c’est prendre le risque d’appauvrir le pool génétique — soit : réduire la diversité génétique — et de favoriser l’apparition de maladies auto-immunes héréditaires, d’épilepsie ou d’autres pathologies connues dans notre race.


Mais il faut également comprendre, que le risque zéro n’existe pas dans l’élevage.
Aucune lignée n’est parfaitement saine — et l’éleveur qui vous affirme le contraire vous ment.
Tout comme aucun être humain n’est exempt de fragilités génétiques, la perfection génétique n’existe pas.

Et c’est la même chose chez les chiens croisés!
Ce n’est pas parce que vous prenez un croisé qu’il sera en meilleur santé, qu’il ne partira pas à 5 ans d’un cancer, ou d’une maladie auto-immune, ou d’épilepsie. Se sont des êtres vivants, avec toute la complexité génétique qui va avec.


L’objectif d’un éleveur sérieux est donc de faire les meilleurs mariages possibles sur le plan de la santé,
pour limiter au maximum les risques.


Il ne faut pas avoir peur du chien de race — il faut savoir choisir son éleveur !